Monica Mariniello


Monica Mariniello

As a child, and even afterwards, I spent long afternoons walking around the Tuscan countryside, often on Etruscan sites.

The tracks of chariot wheels inscribed in the stone of the streets of a city that has disappeared forever, the immense blocks of exterior walls, the tombs filled with silence and freshness, the small rhombuses of white marble running along an amphitheater in the open air, all of this was etched in my memory, while I tried with all my strength - my eyes closed, squatting near the ground - to revive the noise, the colors, the voices of a city that had known a daily newspaper, which had known dreams of an infinite future, certainties of a tomorrow like yesterday.

I come from there, my work is nourished by that.

 

 

 

 

 

Enfant, et même après, je passais des longues après-midi à me promener dans la campagne toscane, souvent sur des sites étrusques.

Les traces de roues des chars inscrites dans la pierre des rues d’une ville disparue à jamais, les blocs immenses des murailles extérieures, les tombeaux remplis de silence et de fraicheur, les petits losanges de marbre blanc qui courent le long d’un amphithéâtre à ciel ouvert, tout cela s’est gravé dans ma mémoire, pendant que j’essayais de toutes mes forces – les yeux fermés, accroupie prés du sol – de faire revivre le bruit, les couleurs, les voix d’une ville qui avait connu un quotidien, qui avait connu des rêves d’un futur infini, des certitudes d’un lendemain pareil à hier.

Je viens de là, mon travail est nourri de ça.