Mask Punu, Lumbu - Gabon


The Punu (also called Bapunu, plural of Mupunu) form an ethnic group mainly distributed in the south of Gabon. The Punu migrated to the south of Gabon (in the Ngounié basin) in the 18th century. They live in independent villages divided into clans and families. Social cohesion is ensured by the Moukouji company, whose essential role is to subjugate the evil spirits of the forest. Their language is Yipunu. There are people speaking Yipunu in the provinces of Ngounié and Nyanga mainly. The major concentrations are the towns of Mouila, Ndendé (Ngounié); Tchibanga and Moabi (Nyanga). Today, we must add cities like Lambaréné (Moyen-Ogooué) and even the capital of the country Libreville. In terms of number of speakers, Yipunu ranks second, after the Fang language. In Gabon, in the Ngounié basin, the mukuyi commemorates the deceased. Mounted on huge stilts, a masked dancer, whose body is hidden under a cloth garment - formerly in raffia - performs acrobatic figures while brandishing a fly swatter with each hand. Mukuyi masks are believed to represent ancestors, sometimes female. The enigmatic face of the mask is slightly triangular. Under the closed eyes, stretched out like an almond, and as if swollen by sleep, the high-placed cheekbones become rounded. The number and arrangement of scarifications vary from one style or ethnic group to another. The most common pattern, in the form of scales, consists of nine diamonds. This distinctive sign, called mabinda, was engraved in the flesh of children around the age of ten to fourteen. The Punu live mainly in Gabon. They are renowned for the mysterious beauty of their masks with their white face painted with kaolin and the extreme finesse of their line. Their masks present their ideal of feminine beauty. They express the serenity of the ancients who protect and advise them from the realm of the dead. They are used by dancers during funeral rites. Black masks have a judicial function. The frontal or temporal scarifications in the shape of a diamond of nine points represent their cosmogony and evoke the notion of perfection and wisdom. The central point is the creative principle (God) which gave birth to the four cardinal points (the world) as well as to the two primordial couples (humans)

 

Private collection : Guy Pouzol

Estimate date: begenning of the 20th century

Dimensions: 32 x 20 x 18 cm

Weight: 0,360 kg

Price: 2,600

 

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Les Punu (aussi appelés Bapunu, pluriel de Mupunu) forment une ethnie principalement répartie dans le sud du Gabon. Les Punu migrèrent vers le sud du Gabon (dans le bassin de la Ngounié) au 18e siècle. Ils vivent dans des villages indépendants divisés en clans et en familles. La cohésion sociale est assurée par la société Moukouji, dont le rôle essentiel est de subjuguer les esprits malfaisants de la forêt. Leur langue est le yipunu. On trouve des personnes parlant le yipunu dans les provinces de la Ngounié et de la Nyanga principalement. Les grandes concentrations sont les villes de Mouila, Ndendé (Ngounié); Tchibanga et Moabi (Nyanga). Aujourd'hui, il faut y ajouter les villes comme Lambaréné (Moyen-Ogooué) et même la capitale du pays Libreville. En nombre de locuteurs, le yipunu se classe en seconde position, après la langue Fang. Au Gabon, dans le bassin de la Ngounié, le mukuyi commémore les défunts. Monté sur d'immenses échasses, un danseur masqué, dont le corps se dissimule sous un vêtement en tissu -autrefois en raphia- exécute des figures acrobatiques tout en brandissant de chaque main un chasse-mouches. Les masques du mukuyi sont censés représenter des ancêtres, parfois féminins. Le visage énigmatique du masque est légérement triangulaire. Sous les yeux clos, étirés en amande, et comme gonflés par le sommeil, les pommettes haut placées s'arrondissent. Le nombre et la disposition des scarifications varient d'un style ou d'une ethnie à l'autre. Le motif le plus courant, en forme d'écailles, comprend neuf losanges. Ce signe distinctif, nommé mabinda, était gravé dans la chair des enfants, vers l'âge de dix à quatorze ans. Les Punu vivent essentiellement au Gabon. Ils sont réputés pour la mystérieuse beauté de leurs masques avec leur face blanche peinte au kaolin et l'extrême finesse de leur trait. Leurs masques présentent leur idéal de la beauté féminine. Ils expriment la sérénité des anciens qui les protègent et les conseillent depuis le royaume des morts. Ils sont utilisés par des danseurs au cours des rites funéraires Les masques noirs ont une fonction judiciaire. Les scarifications frontales ou temporales en forme de losange de neuf points représentent leur cosmogonie et évoquent la notion de perfection et de sagesse. Le point central est le principe créateur (Dieu) qui a donné naissance aux quatre points cardinaux(le monde) ainsi qu'aux deux couples primordiaux(les humains)